vendredi 15 mai 2020

Le mask ou le masque?



Facts: Porter un masque :
- Prive les barbiers de leur métier
- Empêche les sourds et malentendants de lire sur vos lèvres (parlez-vous la langue des signes ?), donc on les exclut du monde.
- Provoque des maux de tête, hypoxie (oxygène down) et hypercapnie (dioxyde de carbone sanguin up), attention gens déjà fragiles !
- Et une baisse de votre immunité à cause de l’hypoxie (inhibition des Lymphocytes-T)
- Force votre respiration et fatigue vos muscles pulmonaires
- Uniformise notre société. See “THX 1138” the future is now ! Blessings of the masses. Blessings of the State
- Empêche de donner et/ou retourner un sourire (ça vous arrive de le faire en premier ?)
- Développe le « eye contact », Fonzi is back
- Est un artifice fashion quand on est en bonne santé (c’est tout? )
- Permet aux gueules cassées de ne plus être jugées
- Permet de masquer votre voix de fausset
- Transforme votre voix en mangeur de chamalow
- Augmente votre charge virale si vous êtes malade (on les empêche de rentrer donc de sortir)
- Stocke les virus et bactéries dans vos naseaux de bovins
- Rappelle que votre haleine..., existe bel et bien
- Masque (ah bon ?) vos émotions
- Provoque un hélix valgus (décollement de l’oreille pour rester poli…)


On met quand une combi intégrale étanche, bouteilles d’oxygène et bottes de sept lieux comme dans ET l’Extraterrestre?

Et comme disait Olivier Véran le 21 Avril : Allez « On ouvre les fenêtres »

« Sur la fin de l’épidémie, hélas, il a l’air assez résistant à la chaleur et aux beaux jours ce virus, de ce qu’on en sait. Mais en réalité, vous savez ce qui fait que la grippe s’arrête au printemps ? Ce n’est pas la chaleur, c’est qu’en fait, au printemps, qu’est-ce qui se passe ? On ouvre les fenêtres, on ouvre les portes, on n’est plus confiné dans des lieux, on va dehors. Et donc, c’est le confinement qui provoque la circulation du virus »

mardi 12 mai 2020

Crise d'identité : l'éveil



On est entrain de nous isoler de nous même, de s'isoler de nous même.

Nous vivons une crise de connexion avec notre environnement. Et nous sommes aussi l’environnement, pour d’autres...

À nous couper toujours plus de notre milieu émotionnel, physique, biologique, nutritionnel, spirituel...nous ne sommes plus capable de nous adapter à notre environnement. Nous manquons d’informations. Et nous sommes laissé à la traîne de l’évolution, de la vie elle même. Nos structures biologiques s’affaiblissent, de même que les mentales et spirituelles. Nous ne comprenons plus que nous n’existons que parce que la Terre est là, avec ses fleuves et océans, ses prairies et montagnes, ses plantes, arbres et animaux, ses minéraux et bactéries. Sans eux nous ne serions qu’une chimère au potentiel hasardeux pour la prochaine phase d’évolution de la vie. Et la période actuelle nous le prouve.Une remise à niveau s’opère?

Poursuivant notre quête d’identité effrénée, nous continuons à nous couper de nous même, c’est à dire de tout ! N'est-ce pas paradoxal? De la nature, de nos émotions en les fuyant et ne les acceptant pas, de nos corps en ne les regardant pas et en voulant les modifier en permanence concrètement et virtuellement, de nos pensées en les réprimant, de nos anciens en les mettant dans des mouroirs, de nos jeunes en les conditionnant et en leur transmettant nos peurs et angoisses non réglées, de nos idées en devenant des robots incapables de questionner nos croyances et de les challenger, la pensée unique guette, de nos compagnons animaux en les considérant comme des objets ou doudou réconfortants pour notre seul bénéfice, des plantes et fleurs en ne les regardant plus, en ne les sentant plus, des arbres qu’on emprisonne de béton jusqu’au tronc dans les villes alors qu'ils fertilisent et stabilisent la terre que nous foulons de nos pieds tous les jours, des bactéries et virus qui sont présents en nous par milliards pour nous protéger et nous avertir que nous devenons toxiques. 

Et qu’allons nous trouver au bout de ce processus de découpage, de dissociation, de séparation ? Le vide, cette matière vide d'espace qui nous constitue à 99.9%. Ce vide intérieur, cet abysse infernal qui nous terrifie et nous angoisse dont nous ne pouvons imaginer le fond. Car nous sommes ce vide tant que nous n’aurons pas intégré que nous sommes tout ce qui nous entoure et que nous co-créons en permanence. Ne voyons nous pas que nous sommes là partout dans l’univers, cette étoile, Arcturus, géante orange de la constellation de Bouvier, qui illumine les nuits de l'hémisphère nord, cette abeille échouée sur le bitume parisien qui peine a reprendre son vol, cette corneille qui joue à "qui es-tu" avec un chat de gouttière trapéziste sur le toit d'un immeuble, ce ciel azur qui nous absorbe sans résistance, cet arbre qui tisse ses liens invisibles à nos yeux et sens , cet océan qui nettoie tous nos émois et bien plus, cette émotion qui vous parle, cette pensée qui ne fait que passer, ce sourire qui veut dire... 

Apprenons à écouter et observer notre environnement, car une partie de nous est là devant, pas dans l’image qu’il nous renvoie et qui peut nous plaire, nous flatter ou nous décevoir, mais dans ce qu’il est intrinsèquement. Nous sommes la Terre et elle est nous.


Le fleuve est terrifié quand il voit l’océan au loin, il va perdre son identité se dit-il, se noyer dans le néant de l’immensité liquide, mais quand il accepte de se jeter en lui, il devient l’océan lui même.

La vie est un processus d'adaptation


Comme toute forme de vie ou de matière, atome, molécule, bactéries, virus (oui ils sont vivant, ils sont la cellule dans laquelle ils entrent), humains, abeilles, champignons, arbres, plantes, volcan, océan, plancton, planète, système solaire, galaxie, nous réagissons fortement à un changement de l’environnement dans lequel nous vivons. Quand celui-ci devient toxique pour nous, nous nous reproduisons en masse pour survivre, pour donner une chance qu’une mutation adaptative naisse parmi toutes ces nouvelles têtes blondes si je puis m’exprimer ainsi. Ce stress « oxydatif » génère des expulsions de matériel génétique, informationnel qui est perçu comme agent infectieux. Un peu comme des capsules de sauvetage dans un vaisseau spatial en perdition dans l’espace intersidéral. Ou comme des canots de sauvetage sur un paquebot éventré par un iceberg ou un calamar géant, pour évoquer notre espèce les êtres humains. La nature fait la même chose. Et nous ne sommes pas différents de la nature, nous ne sommes ni au-dessus d’elle ni en dessous. Les mêmes règles s’appliquent à nous. Un Volcan pépère, endormi depuis des centaines d’années, s’apprête à passer au-dessus d’une zone de subduction grâce à la dérive des continents. Alors il se réveille et il expulse sa propre matière, une partie de lui-même, de ce qu’il est fondamentalement, une partie du tout, de la Terre. La charge virale d’un virus, c’est-à-dire sa « population » dans un volume donné, n’est pas infectieuse en temps normal quand l’environnement dans lequel il est, notre corps, n’est pas toxique, délétère, en perdition, en train de couler. Nous portons des milliards de virus et bactéries en nous. Et ce lieu de vie leur convient, ils sont bien traités et ils nous traitent bien. Sauf quand leur paquebot, leur vaisseau, la plante sur laquelle ils vivent devient toxique pour eux car en mauvais état ou négligé. Alors ils communiquent l’information et se reproduisent pour survivre et permettre qu’une descendance puisse intégrer un autre monde plus sain où ils pourraient établir une nouvelle civilisation, en harmonie avec ce dernier. Un peu comme si notre Terre chérie devenait un enfer pour notre biologie. Que ferions-nous ? Certains s’adapteraient, des mutations. D’autres fuiraient à travers l’espace trouver une autre maison. Nous sommes tous le virus, la bactérie d’un autre être dans cet univers. Quand nous l’aurons compris et intégré, nous prendrons soin de nous-même, de notre environnement intérieur et extérieur, car nous sommes tous intimement liés et intriqués les uns aux autres.

jeudi 30 avril 2020

Le masque: la génèse de la peur




Partout, depuis l’aube des temps nous cherchons tous, nous créatures de l’univers à voir le bourreau dans la victime et la victime dans le bourreau, le bien dans le mal et le mal dans le bien, le froid dans le chaud et le chaud dans le froid, le beau dans le moche et le moche dans le beau. Nous sommes l’univers qui cherche à se voir en lui-même à travers toutes les expériences émotionnelles que nous vivons et mettons en place dans notre incarnation biologique sur Terre. Ainsi nous sommes donc des alchimistes, des associations de trou noir trou blanc qui transmutent en permanence toutes les formes d’énergie: pensées, paroles, matières, sons, émotions, chaleur, froid, vibrations et bien d'autres encore. Qui créent des polarités en ce monde pour pouvoir se mesurer. Se trouver une identité en se comparant en permanence à tout ou rien. Nous sommes entrain de réaliser que nous avons créé ces polarités et qu’elles ne sont que le produit de nos peurs. Que notre identité est autre, bien plus large et profonde. Le monde dual est ainsi, terrien, manichéen. Nous l'avons voulu ainsi pour nous trouver une identité. En réalité rien, absolument rien n’est dual ni polaire. Tout est UN, comme un cercle, tout communique, tout passe de l'un à l'autre, la peur et la joie, la haine et l'amour, le chaud et le froid, la nuit et le jour, le soleil qui passe le relais à la Lune, les croyances et le lâcher prise. Et ce passage de l’un à l’autre est instantané, il n’y a pas de transition, de démaquillage, de déshabillage, le temps n’y existe pas, car les deux sont issus de la même substance, vibrant à des fréquences différentes. Il n’y a pas de masque en toute énergie de la création...le masque induit le temps et donc la mesure, le jugement. La pensée aussi...Existons nous par le ressenti ou par la possession? Etre ou Avoir? J'en déduis par la que la pensée n’est que le résultat énergétique réel du masque que nous nous imposons tous les jours. De nos désirs d'Avoir...d'attention, de sécurité, de propriété. Et nous allons le matérialiser. . Autrement dit, le fait de ne pas s’accepter soi, de ne pas nous aimer tel que nous sommes, de remettre ce masque tous les matins, génère la pensée et ses fidèles vassaux, la culpabilité, le contrôle, la manipulation, la tristesse, la peur, la guerre. Une dépense d’énergie considérable qui nous intoxique, nous tue à petit feu et entretien le mensonge global dans lequel nous vivons actuellement.  Bas les masques!


La dictature commence lorsque l’on s’empêche d’être soi même, quand on met le masque…
Yakbhu

mardi 21 avril 2020

Le Virus c’est Nous !



Ça marche ! Le virus a réussi à nous faire comprendre, mais ce n’est pas encore intégré, que c’est nous le virus! Avec un petit coup de pouce de la peur et des gouvernements, voire du vide existentiel qui nous habite car on a tellement peur de tout, même de vivre, qu’on apparaît presque comme mort la plupart du temps. Ahhh lui là, pourquoi il s’écarte d’un coup sur le trottoir il avait l’air sympa? Et elle m’a pourquoi elle prend la piste cyclable pour un trottoir? Le petit teigneux il me regarde de travers. Quoi c’est ma barbe de cro magnon qui pousse depuis le dix sept mars deux mille vingt ? J’ai un truc sur la gueule ou quoi? Ah merde lui il a un masque, je m’écarte? Mais saperlipopette, je suis stupide, ça peut pas passer à travers, même en tournant la tête, retenant ma respiration et en bouchant mon nez? Ou mince, il se protégerait de quoi ? De mes expulsions ou déchets informationnels génétiques (euuh un virus à ARN messager je crois) provenant de mes mucosités nasales ou buccales adorées ? Oui je respire c’est vrai, ah ben si j’avais su, j’aurais pas respiré heing msieur ! J’ai la sensation d’être cerné et de voir le virus partout autour de moi. Quand je vais faire mes courses j’en croise quand même beaucoup, mais ils s’écartent. Même ceux masqués. C’est bizarre, un virus, ça continue son chemin, ça dévie pas, il sait ou il va lui. Il prend les grands boulevards et il fonce porter l’information comme un coursier essoufflé. Mais à qui ? Ben au voisin d’à coté. Çà alors ! Faut que je me rende à l’évidence, tout le monde m’évite et me regarde de travers quand j’ai un masque ou quand je n’en ai pas, alors que je sais bien où je vais.  Ca y est je viens de comprendre. C’est moi le virus, c’est nous. On n’a pas besoin d’être contaminé, on est désigné d’office. Je suis un danger pour vous, vous êtes un danger pour moi. Le virus c’est nous, pas lui…le messager.

lundi 23 mars 2020

Qui es tu ? Mon inconnu


Qui es tu, mon inconnu ?
Il n’est pas vivant ou presque. Il n’a pas de respiration. Pas de métabolisme. Pas d’énergie. Il n’est que pure information protégée par une membrane protéique. Il peut rentrer aussi facilement dans nos cellules et les utiliser à son avantage, comment cela ? De l’extérieur il n’a pas l’air commode le gars. Ses récepteurs protéiques, les petits pics qu’on voit à la surface, lui donne un air de hérisson grognon. Ils se fixent comme une clé sur les cellules hôtes. Et la porte s’ouvre. Comment est-ce possible ? Cette cellule et ce virus se connaissaient-ils déjà ? Y a-t-il une quelconque relation entre eux ? Des parents ? Des amoureux ? Des cousins ? Des amis ou ennemis perdus de vue ?  Toujours est-il qu’ils ont quelque chose en commun et s’accordent pour passer un moment ensemble dans le cytoplasme. Prendre l’apéro avant la fin de cette amitié, cet amour ? Une dernière célébration avant la séparation? La destruction. Il s’invite peut être, de force. Regarde dans le frigo si il y a un bout à grignoter, utilise votre ordinateur ou votre salle de bain pour se mettre sur son trente et un. En plus il prend votre énergie, votre attention, votre affection pour se remettre en forme, refaire sa garde robe, sa capsule protéique de protection. Et puis le comble, à l’aide de son ADN ou ARN, l’information qu’il contient, il se reproduit avec vos propres matériaux, vous dénature complètement et détruit votre maison.. Un vampire. On dirait qu’il fait comme si il était chez lui. Mais c’est peut être le cas. Un retour au bercail ? Serait il un déchet mal aimé de vos cellules ? Un vestige d’une lutte passée ? Une partie de vous même que vous ne reconnaissez pas et que vous bannissez ? Un fantôme ou une ombre cellulaire banni ? Une tentative de transmutation ratée ? Une information maintenant inutile ? Quelle est-elle ?
De nos jours on ne se pose la question que des symptômes que tu provoques, comme des traces de pattes dans la neige, ou des ondulations imprimées sur le sable du désert. Des traces de batailles âpres avec des lymphocytes T. Mais qui es-tu ? Mon inconnu ?

mercredi 15 janvier 2020

Voyage astral et rêve lucide: la multidimensionnalité de notre être



Je me trouve dans un grand appartement parisien un peu austère et sans charme, sombre. Accompagné d'autres êtres humains dont je peine à retrouver l'identité dans cette incarnation. Je crois juste avoir reconnu Fabien, un vendeur repo et trésorerie de Natixis. Toujours dans mon cheminement spirituel, même dans ce rêve, je m’adonne, seul dans une pièce, à l'attention pure et dirigée sur un objet, une cuillère. Avec l'intention, la volonté de la faire bouger grâce à mes impulsions énergétiques. Comme si je développais une main invisible, un système nerveux passant à travers le champ primordial du vide, l'éther, et rejoignant cette matière d'inox façonnée pour nous aider à apporter la nourriture à notre bouche. Je deviens l'objet, je ne pense qu'à lui, il n’y a plus de pensées ensuite, car l'objet et l'observateur sont devenu Un. L'observateur voit le mouvement dans un futur possible. Ensuite une légère intention me permet de bouger, de faire bouger la cuillère pardon! Le pont a été établi. Je décide de renouveler l'expérience sur les pages d'un livre, Celui-ci n'est pas épais et les caractères sont assez gros. Ouvert, les pages sont parées d'un halo jaune pâle. Le même processus s'enclenche, je visualise cette page, j'observe son angle inférieur gauche se replier doucement en se relevant. J'ai observé le futur désiré, et il se matérialise à l'instant. Un enthousiasme puissant monte alors en moi. Pourquoi ne pas déplacer mon corps ou je le veux sur la planète. J'y pensais il n’y pas si longtemps dans la réalité manifestée de tous les jours, quand je serais plus "léger". C'est alors que je mets en tête de me projeter à Llo où sont actuellement mes parents de pachamama. Toujours dans ce vieil appartement, je ferme les yeux et je porte toute mon attention sur Llo, mes parents, les souvenirs de ce village qui m'habitent. Après un temps que je ne saurais mesurer, j'ouvre les yeux et je me retrouve glissant sur une pente enneigée. Serais-je dans les Pyrénées? Cela a marché? Je referme mes paupières un instant, puis les rouvrent. Je suis derrière une rambarde bleue sur la place du village, Llo. Je regarde au-dessus de moi et je vois mes parents côte à côte, souriants et joyeux. Ils m'observent affectueusement. Leurs traits de visage sont frais et très peu marqués. Leurs chevelures luisantes et brillantes. Je leur donne tout au plus quarante ans à cet instant dans cette autre dimension du monde manifesté. Je me vois dans leurs regards aimants et doux, paisibles. Quel âge porte mon véhicule corporel à cet instant, ici? Autour des cinq ans? J’en parlais hier soir à mon cousin Frédéric, quand nous sommes petit, sans conditionnement, nous avons accès à l’univers en ligne directe. Tout s'arrête. Je réintègre ma dimension, enfin une autre. Suis-je allé rendre visite au Tanguy à ses cinq ans pour lui dire quelque chose? Ou pour qu'il me dise quelque chose? Suis-je en train de me connecter à tous les Tanguy existants et vivants dans toutes ces réalités parallèles et potentielles de l'univers? (cf un précédent rêve ou je me voyais dans un miroir à trente ans) la multidimensionnalité s'offre-t-elle à moi? 

samedi 27 juillet 2019

Toilettes, Trou noir Trou blanc et fenêtre quantique


Mon corps me fait ressentir qu'il doit se délester d'un trop plein de matière organique, qu’il ne peut absorber. Vous voyez ce que je veux dire, l'image. L'envie la pensée la tentation de prendre un magazine automobile pendant ce moment solennel vient et repart aussitôt sans avoir suscité d'engouement. Je ressens le besoin de partager ce moment avec moi même, et pas en compagnie de pensées distractives. Sans les dénigrer. Je m'assois et me dédit totalement à cette naissance, aux odeurs, aux sensations de ma peau retournée. Trou noir, Trou blanc. Ensuite, mon regard se fixe sur cette moquette bleue devant moi, un regard non-local, plein, entier, avec une grande attention, aucun jugement. Deux silhouettes apparaissent alors dans les dégradés de poils synthétiques retournés et autres tâches, deux femmes. Marchant dans la même allure, sont elles ensemble? se connaissent -elles? La scène change, un visage un peu difforme se manifeste, un visage humain c'est sur. Les traits bougent, ce tableau est vivant. De même que la jupe de ces femmes se relève un peu avec le vent. Puis, je vois des ondes sur cette matière plastique bleue. Elles se propagent dans un ballet parfaitement ordonnancé et coordonné.  L'océan, mon amour, c'est toi et tes innombrables filles qui viennent lécher notre monde aérobie. Tes vagues ondulent comme un épiderme se réveillant au contact d'un autre univers. Je suis au-dessus de toi, à plusieurs centaines de mètres je dirais et je t'observe, de la fenêtre quantique de ce lieu de soulagement de la densité de notre incarnation, les toilettes ! Je peux presque sentir ce vent qui t'accompagne, qui te pousse là où tu dois aller. J'ai envie de plonger en toi. D'autres formes naissent à présent, je perçois un relief, des ombres, des dénivelés. Serait ce une étendue montagneuse et boisée? Je voyage au-dessus de cette vie, encore à quelques centaines de mètres, je flotte. Ma fenêtre quantique se referme. Ai je créé dans la matière ? Mon âme m'a t-elle envoyé un message à travers l'écran de cette moquette? Ces scènes se sont enchaînées sans pensée, sans intention consciente de mon esprit. J'ai donné toute mon attention, non locale à cette substance bleue que je foule tous les jours de mes pieds et elle m'a renvoyé la Vie en mouvement. Tout est connecté. Nous sommes UN et indivisible. Un Créateur.

mardi 16 juillet 2019

The Mothman Dance

            

           Nos âmes se sont croisées
               Et elles se sont mélangées, ont virevolté
              Comme deux papillons amoureux
             Sortis de leurs cocons bienheureux
              L’un aventurier et l’autre casanier
          Ils ont traversé ensemble une forêt aux mille dangers
         Ils ont affronté leur peur et leur noirceur
        Pour les transmuter en amour et bonheur
      Tels des alchimistes, trou noir ou trou blanc
     Grâce à ce lien, par-delà l’espace et le temps
          Ils maîtrisent leur destin et le vent
        Ils se posent un instant et se regardent dans les yeux
         Jettent un œil derrière, un regard affectueux
         Et se propulsent devant, tournoyant aile dans aile vers l’infini
             Provoquant et jouant le jeu de la Vie



mercredi 5 juin 2019

L’Amour est la conscience infinie de ce qui est





L’atome est doué d’observation. Pas avec des yeux, ou un nez, ou encore une oreille, une main, sa langue. Il peut interagir avec l’extérieur de lui. Ainsi échanger de l’information électrique ou magnétique avec son environnement direct, ses copains atomes par exemple. Il possède donc une conscience, infinitésimale certes, mais bien réelle. A condition de ne pas être seul dans l’univers. Et cet atome existe parce qu’il est observé par d’autres atomes, d’autres frères. Parce qu’ils interagissent les uns avec les autres, ils génèrent chacun une perception de leur environnement proche et d’eux-mêmes. Yakbhu, entité constituée de milliards de milliards de ces petites billes, existe parce qu’elle est observée en conscience avec attention par cette dame d’un certain âge qui était intriguée que je ramasse des pétales de fleurs sur l’herbe mouillée du jardin des plantes. Cette petite araignée sauteuse aux six yeux que j’aperçois sur mon bureau en verre, a senti ma présence, m’observe et je fais de même, je suis intrigué, je m’intéresse à elle. Comme je l’accepte, je n’en ai pas peur, je prends conscience d’elle et elle de moi. Comment Evarcha arcuata (1), araignée sauteuse de la famille des Salticidae, voit elle le monde avec ses six yeux ? comment me voit-elle ? Cette observation mutuelle est créatrice de nos propres réalités physiques intrinsèques. D’elle naît la conscience, pure, complète. Curiosité, dépassement des peurs et conditionnements, confiance en soi et en la nature sont l’expression de l’Amour. Les atomes imbriqués formant mon corps se lient d’amitié et d’amour grâce à la confiance et la conscience qui m’habite et celle que je reçois de l’extérieur. Plus je me m’accepte tel que je suis, plus je me reconnais, et plus j’ai confiance en moi. Ainsi, cet amour qui est conscience de ce que je suis, renforce ma cohésion mentale, émotionnelle, physique, spirituelle. Plus mon entité se reconnaît elle-même dans sa globalité, et plus son niveau vibratoire et sa conscience s’élèvent. Pourquoi ? car les canaux informationnels entre ces milliards d’atomes fonctionnement à plein régime. De nouveaux apparaissent tous les jours entre et pour des zones oubliées, cachées, bannies par notre conditionnement émotionnel et nos peurs. Les zones d’ombre disparaissent peu à peu, la transmutation s’opère dans le processus d’amour d’EORA(2), la conscience infinie de ce qui est. Que nous soyons un simple atome, une molécule faite d’une imbrication complexe d’atomes, une mitochondrie, une cellule primaire, un organe, un corps physique, un groupe d’humain, une planète, une étoile, une équipe d’étoile et de planètes, une galaxie, un amas de galaxies, nous n’existons que parce que nous sommes observés. Parce que nous échangeons de l’information et de l’énergie avec nos voisins quels qu’ils soient. Nous créons autant de perceptions de la réalité, et donc d’univers, que d’observateurs que nous sommes. Cette superposition d’innombrables perceptions matérialisent dans la densité de notre incarnation nos existences physiques. Plus nous sommes dans l’acceptation, l’observation de nous-même et de ce qui nous entoure, matière inerte, animaux, personnes, émotions, montagne, planète, à l’aide des sens adéquats, plus nous activons notre conscience de ce qui est. Et ainsi la force créatrice de l’Amour peut se répandre dans l’univers. La vie est un processus d'adaptation qui à travers l'amour de ce qui est pousse à developper d'autres sens pour appréhender de mieux en mieux la réalité que nous percevons, jusqu'à ce que cette perception soit parfaite, pure, complète, non flitrée, unique, non contestable. Cela ne sera possible que quand nous serons tous redevenus le Un le Tout. Quand nous aurons transcendé notre dualité. 

(1) Evarcha Arcuata





(2) EORA : Ecouter, Observer, Ressentir, Accepter


vendredi 26 avril 2019

Transmutation: la méditation de la peur



Ma poitrine est oppressée et ma respiration n'est pas déliée et sereine. Encore la peur. je l'invite à venir méditer avec moi. Les yeux fermés, elle est là, présente mais sage, disciplinée. Elle ne me quitte pas, je l'observe. Puis, je décide de la nourrir en énergie. Une scène de souffrance émotionnelle à travers la culpabilité apparaît. Je l'ai choisi. Je suis avec mon père. Je suis petit. Son silence et sa distance me tétanise. J'ai oublié quelque chose? J'ai fait une bêtise? Je me sens bloqué, annihilé, suspendu à un mot qui sortirait de sa bouche, un sourire qui illuminerait son visage. Mais non rien, un vide géant nous sépare, je l'ai créé. Anne-Sophie, je revois ses messages textes récents, je me remémore nos derniers échanges téléphoniques. Ils transpirent la distance, est ce mon interprétation? probablement. une chose que je ne veux pas accepter? certainement. Cela me crispe. La créature/créateur que je suis a donc nourri le monstre qui l'habite, l'a fait renaitre. Je perds pied, la panique s'empare de mon esprit et envoie ses stigmates sur mon corps. Mes yeux se révulsent presque, ma cage thoracique explose, ma respiration s'accélère. La peur, sans pensées, brute et puissante, prend le contrôle de mon entité entière. Je sens que je lâche prise, je ne maîtrise plus rien, je n’ai plus le contrôle, je chute. Le vide, la Fin...Je m'abandonne à elle, à moi...Je la laisse faire, je suis toujours en vie. Puis, elle laisse sa place instantanément à une joie et un sourire sur mes zygomatiques. Des larmes coulent. Comment est-ce possible? La transmutation? La fusion enfin réalisée entre mon Ying et mon Yang? entre mon ombre et ma lumière? ma respiration et mon inspiration? L’équilibre est atteint ? l’alignement avec la Source ? Ai-je effacé mon conditionnement et toutes ses croyances en une fraction de seconde ? une onde d'amour se répand en moi envers mon père et Anne-Sophie. Mon sourire s’élargit. Plus je les visualise et plus mon amour est vivace et puissant. Je perçois la réflexivité de cet amour, son origine. C'est l'amour que j'ai pour Yakbhu. J'éprouve alors de la compassion pour Papa et Anne-Sophie, par réflexivité pour mon être. J’ai réalisé le miroir de mon être et de mon karma avec ces deux entités magnifiques. Je ne suis coupable de rien vis à vis d'eux, si ce n'est juste de leur envoyer de la peur quand je n'accepte pas la mienne. De nourrir leurs monstres à eux. Ils n'y sont pour rien. je les aime.
De mon ombre, ma peur, est née la lumière, la joie. Je n'ai plus besoin d'aller chercher l'une ou l'autre à l'extérieur de moi, chez les autres humains par exemple. Elles s'harmonisent en moi. La maitrise de ma destinée devient palpable et atteignable. L'acceptation de ce don fait aux hommes qu'est le Libre Arbitre est à portée. Ma dualité a été transcendée. Je peux maintenant m'assoir à leurs cotés et leur donner mon amour sans distinction puisqu'elles sont Une, indivisibles.

« A celui qui a acquis la lumière à partir de son ombre, on donnera une lumière plus grande » (extrait de la Bible).

mercredi 24 avril 2019

La potentialité d'un choix



Donner toute son attention à une potentialité quantique, la probabilité d’un événement, une pensée, une maladie, tout ce qui vit en nous ou nous traverse, est primordial. En effet, la faire rentrer dans le champ de conscience de l’instant présent garanti un choix de l’Etre. Une maîtrise de sa vie et de son propre devenir. Si nous ne l’accueillons pas à bras ouverts, pour l’accepter et la comprendre, notre ombre, la partie que nous n’aimons pas en nous, notre inconscient refoulé, se chargera de la matérialiser dans le monde manifesté. Notre zombie sera ressuscité, messager de la souffrance. Contre notre volonté profonde et pure, divine. Et si cela est déjà le cas, elle l’alimentera jusqu’à la souffrance, la mort spirituelle, physique. Elle créera d’autres événements de la même nature. Jusqu’à ce que l’information soit intégrée à jamais ou jamais.
A partir du moment où l’on reconnaît, accepte, observe, ressent ce qui est, ce qui vit en nous, la conscience se manifeste. Ainsi, nous avons le pouvoir de faire de vrais choix. Des décisions qui ne sont pas les enfants de l’angoisse, de la peur, de l’ego, de notre conditionnement sociétal ou émotionnel. Nous avons ainsi le pouvoir d’être, de créer et de guérir, sans limites. Les messagers du corps tridimensionnel, la maladie, jalousie, peur, colère, tristesse, culpabilité et le reste de la famille n’ont alors plus de raisons d’apparaître. L’esclavage se termine. L’alignement avec la Source est.

Pour EORA

lundi 22 avril 2019

Intriqués



La sensation, c’est comme une respiration suspendue, un flux énergétique bloqué. Une créativité en pause, figée. Une vie absente à elle même. Une bifurcation subie au détour d’un buisson. Une inconscience forcée. Dont la seule issue réside dans l’attention et l’émotion d’une seule personne. Un sourire, un mot, un regard peuvent me libérer de cette stase émotionnelle. Pourquoi ne puis-je le faire avec ma propre conscience volontaire? Qu’ai je à découvrir au fond de cette cave qui me tétanise autant? Ma totalité? Les cents pour-cent de mon entité? Cette personne détient les clés de mon système énergétique, ou est-ce un don que je lui ai fait? Je me suis abandonné à elle. Livré. Pour qu’elle ne m’abandonne pas. Pour qu’elle soit toujours proche de moi. Douce, aimante et attentionnée. Comme une virevoltante fée. Mais je suis en fait prisonnier. De cette émotion non acceptée. Que je projette sur elle et le monde entier. Cette angoisse du silence et de la distance. Avec les êtres aimés. Est elle mon double émotionnel? Mon jumeau spirituel? Mon clone intuitif? Ma sœur énergétique? Ou sommes nous assemblés de particules qui sont intriquées depuis l’aube de cet univers à travers toutes les transformations de la matière? A travers l’espace et le temps, instantanément elle ressent ce que je ressens. Et je goûte ce qu’elle goûte. Elle vit en moi et je vis en elle. Valses d’intentions et Vagues d’énergies infinies. Les plus beaux miroirs de nos propres âmes nous sommes. Merci d’être.

mercredi 17 avril 2019

Alchimistes







Grosse attaque du parasite en fin de journée, à la maison, dans ma grotte, mon repère. Je vois des zombies allant et venant autour de moi en rentrant du travail. Absent, criant, pleurant, se nourrissant d’autrui et d’eux même, mutilant ce qu’il reste de leur humanité, de leur divinité. Tous les symptômes d’un organisme vivant en phase terminale de mort spirituelle. L’esclavage au lieu de la liberté. La réaction au lieu de l’action. La peur au lieu de la sérénité. Le refus au lieu de l’acceptation. Le mensonge au lieu de la vérité. Entendre au lieu d’écouter. Accélérer au lieu de ralentir. L’extérieur au lieu de l’intérieur, de soi. Ils alimentent l’autre zombie qui vit en moi. Je dois couper ! Enfin dans mon cube, ma respiration s’opère enfin de manière plus ample et déliée. Ce flux d’énergie se propage dans mon véhicule corporel. Mais, la culpabilité et ses vassaux, le contrôle et l’attente sont présents, fidèles au poste qui leur a été attribué par le monstre. Et ce, même après une méditation de quarante minutes qui a stoppé son avancée en moi. Un moment de partage intense et de communion avec ce démon habitant mes entrailles, mon démon. Je dirais presque une fraternité. Mon avatar prend son énergie maintenant non plus dans la matrice mais en lui-même, dans la créature divine qui l’habite et dans l’univers. Du coup, je sentais mon mental et ses scénarii anesthésiés ou en régression, je ne saurais vraiment le dire. Mais ils étaient toujours là, tapis dans l’ombre matricielle. Le dompteur a-t-il domestiqué ses habitants sauvages et sanguinaires ? C’est exactement cette sensation qui se propage en moi depuis hier soir et encore plus ce matin, après qu’un large sourire de joie de Yakbhu ait envahi le visage de Tanguy. Une transmutation de la peur en joie. Une sorte de trêve ? non une alchimie. Une reconnaissance, une acceptation, un accueil de cette dualité qui règne dans l’univers, dans chaque particule, créature et créateur. Encore le Un, le tout, autour de nous, entre nous et en nous.

vendredi 29 mars 2019

La nourriture du Zombie: la Pensée




On a tellement érigé la pensée en maître que le fait de ne pas penser, que ne plus penser nous angoisse au plus haut point alors qu’en fait c’est l’état naturel de toutes les créatures de la création, être et ressentir. Du coup nous sommes devenus des zombies. Des monstres assoiffés de pensées permanentes, obsessionnelles, rassurantes, pour nous remplir de quelque chose dont on ne connait pas bien la nature au lieu d’accepter la réalité de notre vacuité permanente et infinie. Ne pas penser nous dépose instantanément au bord du précipice, de la chute, du néant, de la négation de nous-même tels que nous nous imaginons. Notre conditionnement est si puissant que notre mental prend le prétexte de la moindre émotion pour échafauder des scénarios tous plus insensés les uns que les autres. Nous ne supportons pas notre propre présence calme et posée, s’observant elle-même, disponible à elle même. La panique approche. Pourquoi ne puis-je pas intégrer ce vide dont je suis fait ? dont toute la création est remplie ?
La pensée génère l’Avoir qui lui-même manufacture le temps et lui donne une consistance à travers l’attente, le contrôle, le désir, la peur. Un début une fin une existence propre, comme toute créature. Une référence continue au passé ou au futur pour vivre et comprendre le présent et surtout l’interpréter. Le processus de pensée a besoin de temps, il va chercher et justifier son existence avec les données stockées dans notre cerveau.

La Non-pensée donne libre cours à l’Etre. Le Cœur. L’être et son action, ressenti sont instantanés. Passe présent et futur sont alors superposés. Il est infini, intemporel, atemporel plutôt. Il est le passé le présent et le futur fusionnés dans le même univers de probabilités infinies. C’est un monde où le temps n’existe pas, n’a jamais existé. Ils ne peuvent être pris de vitesse. Ils sont. L’observation et surtout l’écoute de soi et des autres, encore plus le ressenti, permettent de s’affranchir de la pensée, du processus de mesure lié au passé et expériences, croyances, émotions stockés et enregistrés, que notre cerveau sous la commande de l’ego, la peur, peut réactiver à son bon vouloir pour se rassurer, pour expérimenter encore la souffrance. La réalité brute, pure est alors perceptible. Le monde manifesté, et le non-manifesté sont accessibles. Le Un est à notre portée.

vendredi 15 mars 2019

ADN, onde choc et mutation


La pause déjeuner, je m’adonne pendant ce temps qui m’est accordé à une marche lente, consciente, adaptée à mon souffle, à une observation poussée de tout ce qui est extérieur à mon véhicule corporel et sensoriel tridimensionnel dense. Une étendue plane de grande longueur et largeur devant moi, sans aspérités, peu fréquentée, m’appelle à une expérience. Priver ce zombie en chair et en sang de son sens de la vision pendant un nombre indéfini de pas, en gardant la même allure, le buste bien droit. Les premières secondes sans cette capacité sensorielle ne génèrent aucune appréhension ou de gesticulation du mental. Comme un train lancé à une allure généreuse qui conserverait une inertie dans sa direction et sa vitesse. Puis, une légère perte d’équilibre se fait sentir, le cerveau comprend qu’il doit gérer cette situation sans l’organe de la vue, donc il impulse un signal d’alerte. Instantanément, il propulse un influx nerveux vers mes pieds, ma liaison à la Terre. Je les ressens beaucoup mieux, comme si ils étaient devenus plus sensibles. Ils m’informent tant bien que mal de ma trajectoire et de mon inclinaison. Un bateau ivre, c’est ce que je perçois de mon entité physique à ce moment-là. Un sentiment de peur arrive ensuite, celui de rentrer en contact avec un poteau par exemple alors qu’il n’y en a aucun aux alentours ou alors très loin. Le mental se met en route, solution facile, pourquoi ? Pourquoi le cerveau ne reprend -il pas les commandes et ne sollicite t-il pas les autres sens ?  Le mental imagine sans information fiable et réelle ce qui peut se passer pour ce corps si son organe de la vision reste obstinément hors service. L’envie irrépressible d’ouvrir le rideau cutané de mes paupières ne cesse de me solliciter. Je suis au bord de la chute, du choc, du chaos. Mes émotions s’emballent, m’indiquent un sentiment de panique, presque. Dehors, au-delà de mes paupières, de mon mental, aucun obstacle, pas de trou, aucune entité ne croise de près ou de loin ma course folle. Un calme paisible. Je vacille. Des pensées me traversent, vais-je développer encore plus un de mes autres sens pour pallier le fonctionnement du gréviste? vais-je faire naître une autre qualité sensorielle inconnue jusqu’à présent ? La perte de contrôle, l’onde de choc sont là. Vais-je débloquer mon acide désoxyribonucléique ? provoquer une mutation de mes capacités sensorielles ? Enfin, j’ouvre les yeux, je me reconnecte avec les images temps réel du monde manifesté, je suis sauvé. Je respire profondément. Un flux d’information que je ne sais pas obtenir autrement arrive à mon cerveau. Je me stabilise. Le trouillomètre revient à des niveaux gérables. J’ai l’intuition qu’il faut sevrer le corps physique de ses sens, ou de nourriture physique, ou d’air pour provoquer un stress non contrôlé, une panique, une sortie de route et favoriser l’apparition d’une mutation, d'une adaptation. Provoquer la vie pour qu’elle trouve un moyen de survivre à la situation présente. Le contrôle est alors laissé à l’âme, l’être, le mental est hors d'usage, il surchauffe, panique, suffoque. C'est là, maintenant, que le saut quantique est possible. Le saut vers soi, vers l'information contenue en nous, vers la solution, vers nos pouvoirs divins...

mardi 12 mars 2019

Amour, Sable et espace temps


Le sable d’une plage et l’espace temps partagent un lien de parenté. Le cousinage, si ce mot existe dans la langue française ou vient à l’instant d’être formé. Quand les marées galactiques se retirent, après avoir abandonné de nombreux corps célestes, de tailles et de formes infiniment multiples, une relation apparaît alors entre eux. Un champ d’amour est généré par les galets les plus massifs qui creusent le sable dans leur proche périphérie et ainsi gardent autour d’eux les plus chétifs. Une famille est née grâce à la gravité. A l’amour. Aux marées de toutes origines. Aux mouvements de la Vie.
Ainsi le sable apparaît comme la matière première de la création, la terre sa sœur émergée en quasi permanence lui ressemble beaucoup. Ils portent la vie. Ils sont la matrice physique et énergétique nécessaire a son apparition.
A une échelle que nous n’appréhendons pas, l’espace temps, l’univers, joue la même partition. Le fluide d’amour cosmique le berce et lorsqu’il se retire, la vie éclot. Des galaxies, des plus petites qui viennent s’agglutiner aux plus grosses. Des systèmes solaires avec leur horde de planètes filles. Des pulsars et autres quasars, geek et junkie de l’espace qui ne s’arrêtent jamais de tourner et d’émettre une musique intrigante et électronique.
Où que notre corps ou notre esprit se trouve, quelque soit l’échelle de temps, d’espace, nous baignons dans un fluide, un substrat d’amour.

vendredi 16 novembre 2018

J'ai fait un rêve...


Mes parents m’ont élevé dans l'amour et la distance avec l'ordre établi: enfant adultérin, à qui fut donné le choix de baptême et sa religion, seul à neufs ans un soir sur deux dans un appartement parisien, reconnu par mon père à vingt neufs ans, "cousin et ami" de ses propres frères pendant des années avant la libération. Eux même, papa et maman ont choisi de briser les accords du rêve de la planète, de la société, en choisissant de vivre leur amour, leur rêve à eux. Même ma grand mère maternelle, enseignante de catéchisme et croyante au plus haut point a vu cet amour, que jetais l’enfant de l'amour et m'a aime pour ce que ses peurs lui susurraient à l'oreille, un petit païen! Adultérin! Enfant du diable. Mais elle avait déjà fait son chemin, mariée toute sa vie durant avec un homme athée et d'une douceur incomparable.
Je suis et j’ai toujours été un toltèque, peuple de scientifiques et artistes qui vouaient leur vie a la compréhension de leur monde physique (Atlante) et spirituel (Lémurien). Petit je cherchais, je voulais comprendre comment fonctionnait les choses, la nature, les processus physiques du monde m’entourant, Je me disais que ce serait ça mon but dans la vie et cela a guide mes études, mes passions (archéologie, géologie, physique et mécanique, sport, prise de risque...) et mon 1er travail. Je pouvais partir une journée dans la montagne à Llo avec mes chiens (Prisca et Rapide) et ne pas sentir le temps passer, m'émerveiller pour une araignée tissant sa toile ou des notonectes faisant leur sport matinal à contre courant. Je dois renouer avec cela et y ajouter cette dimension spirituelle qui a toujours été la. La sublimer.
Et puis je me suis perdu dans le monde adulte. Je me suis auto domestiqué de peur d'être rejeté, abandonné (par ma mère, ma compagne, mon amante, mon amie, ma confidente) car quand j’ai connue cette femme, j’étais un toltèque, j’avais des barrières et des blessures, mais mon identité toltèque était bien la, Je pensais différemment de la masse, et on était toujours étonne de mes paroles, mes actes, Je ne faisais jamais rien comme les autres. Ils étaient tous sous le joug du juge, de la peur, esclaves. Je faisais ce dont j’avais envie dans le respect de tous, tout était facile, à portée, j’étais calme et serein, usant du peu de doute qui m'habitait pour me poser les bonnes questions et avancer vers ce que je désirais. J’étais un intime de la peur et du risque, mes amis. Rien ne me faisait peur, comme le disait si bien Anne-Sophie. Hormis moi.
Je suis rentré dans le rang...j’ai succombé à mon système de croyances, mes certitudes, au rêve de la planète. J’étais devenu inconscient spirituellement. J’étais piloté par mon Ego, plus par mon Etre. Et Anne-sophie a été mon miroir et moi le sien, j’y ai vu mes peurs, mes blessures....et je les ai laissé me dominer et elle aussi. Ces peurs ont tué mon esprit, ma vision, m'ont caché à moi même. I was just an empty shell...Une coquille vide, sans lumière, la vie, qui fait que tout existe et est connecté. On se s’est pas rencontré par hasard, mon Etre et le sien nous ont mis sur la route l’un de l’autre. Pourquoi ? Pour aller à la rencontre de mes blessures, pour les regarder en face, pour enfin accepter ce que je suis et ne plus me renier. Et elle de même de son coté. La vie est un miroir, elle t’envoie toujours ce dont tu as besoin pour avancer et t’accepter enfin, entier, dans ta globalité. Accepter ton ombre et ta lumière. Elle m’a envoyé Anne-Sophie, cette femme merveilleuse, d’une grande sensibilité, belle, vivante, rêveuse, mais avec ses blessures et ses peurs aussi.
J’avais perdu le lien avec mon essence première. Avec petit Tanguy, guerrier toltèque et scientifique du dimanche (et de la semaine aussi). Je suis parti dans le « minote » toltèque, l’écran de fumée du rêve de la planète.
Je suis entré dans le tunnel, mon monde s’est rétrécit, mes limites se sont réduites, mon adaptabilité s’est évanouie, ma patience s’est désagrégée, mon cœur s’est arrêté de ressentir et aimer, et de m’aimer. Je me suis emprisonné tout seul par peur du juge, par besoin de contrôle sur moi et sur les autres, et j’ai même rapproché les murs jours après jours. Comme pour me protéger encore plus, je me détruisais alors de manière plus inéluctable. Je mourrais lentement mais sûrement, presque sereinement, sans joie mais sans peur manifeste. Et j’en voulais à la Terre entière, j’avais raison et tous les autres tort. J’avais décidé d'abandonner la vie pour survivre dans la peur et le jugement. Mon rêve personnel était devenu un cauchemar, où je souffrais sans même m’en rendre compte, car je compensais, bricolais, rafistolais le tout tant bien que mal à l’aide de mon coté séducteur, de ma parole forte et impressionnante, de mon agressivité.
J’ai impulsé un poison émotionnel à petit Tanguy, à Anne-Sophie, à ma vie,  à mes collègues, à mes amis, à l’humanité. Ma parole puissance jugeait en permanence, je prenais tout ce qui m’arrivait personnellement, je faisais des suppositions constamment et je ne faisais pas de mon mieux. Je perdais petit à petit tout ce qui faisait ce que j’étais. J’étais mort. J’avais mis mon Etre en prison, au bagne et moi je m’étais envoyé dans le monde de la souffrance.
J’ai envoyé dans l’univers mes croyances, mes certitudes, mes peurs, ma part d’ombre que je reniais, et, l’univers, comme nous sommes des Dieux, m’a écouté, s’est exécuté et m’a renvoyé ce que j’ai demandé…et les a matérialisé. J’avais oublié mon essence divine, j’avais fait ce choix de l’oublier. Nous sommes les créateurs de notre propre réalité, nous sommes créateurs et créatures. Nous sommes des Dieux incarnés dans la chair, la matière pour découvrir notre vraie nature, divine...à travers nos expériences et nos différentes incarnations passées et futures.

Et toi, Anne-Sophie, tu m’a sauvé de ce rêve d’Enfer et m’a ramené à mon essence divine en ne m’aimant plus, en partant, en coupant un des liens, défectueux, qui nous unissait : la peur. Quelle femme ! Quel courage ! Toi aussi tu es une intime de la peur et du risque, à ta manière. De la plus belle manière ! La plus vraie et pure.
Une guerrière. Je t’aimerais toujours, pour ce que tu es et ce que tu as fais, Etre toi.
Merci.

Maintenant je vais créer un autre rêve…