lundi 23 mars 2020

Qui es tu ? Mon inconnu


Qui es tu, mon inconnu ?
Il n’est pas vivant ou presque. Il n’a pas de respiration. Pas de métabolisme. Pas d’énergie. Il n’est que pure information protégée par une membrane protéique. Il peut rentrer aussi facilement dans nos cellules et les utiliser à son avantage, comment cela ? De l’extérieur il n’a pas l’air commode le gars. Ses récepteurs protéiques, les petits pics qu’on voit à la surface, lui donne un air de hérisson grognon. Ils se fixent comme une clé sur les cellules hôtes. Et la porte s’ouvre. Comment est-ce possible ? Cette cellule et ce virus se connaissaient-ils déjà ? Y a-t-il une quelconque relation entre eux ? Des parents ? Des amoureux ? Des cousins ? Des amis ou ennemis perdus de vue ?  Toujours est-il qu’ils ont quelque chose en commun et s’accordent pour passer un moment ensemble dans le cytoplasme. Prendre l’apéro avant la fin de cette amitié, cet amour ? Une dernière célébration avant la séparation? La destruction. Il s’invite peut être, de force. Regarde dans le frigo si il y a un bout à grignoter, utilise votre ordinateur ou votre salle de bain pour se mettre sur son trente et un. En plus il prend votre énergie, votre attention, votre affection pour se remettre en forme, refaire sa garde robe, sa capsule protéique de protection. Et puis le comble, à l’aide de son ADN ou ARN, l’information qu’il contient, il se reproduit avec vos propres matériaux, vous dénature complètement et détruit votre maison.. Un vampire. On dirait qu’il fait comme si il était chez lui. Mais c’est peut être le cas. Un retour au bercail ? Serait il un déchet mal aimé de vos cellules ? Un vestige d’une lutte passée ? Une partie de vous même que vous ne reconnaissez pas et que vous bannissez ? Un fantôme ou une ombre cellulaire banni ? Une tentative de transmutation ratée ? Une information maintenant inutile ? Quelle est-elle ?
De nos jours on ne se pose la question que des symptômes que tu provoques, comme des traces de pattes dans la neige, ou des ondulations imprimées sur le sable du désert. Des traces de batailles âpres avec des lymphocytes T. Mais qui es-tu ? Mon inconnu ?

mercredi 15 janvier 2020

Voyage astral et rêve lucide: la multidimensionnalité de notre être



Je me trouve dans un grand appartement parisien un peu austère et sans charme, sombre. Accompagné d'autres êtres humains dont je peine à retrouver l'identité dans cette incarnation. Je crois juste avoir reconnu Fabien, un vendeur repo et trésorerie de Natixis. Toujours dans mon cheminement spirituel, même dans ce rêve, je m’adonne, seul dans une pièce, à l'attention pure et dirigée sur un objet, une cuillère. Avec l'intention, la volonté de la faire bouger grâce à mes impulsions énergétiques. Comme si je développais une main invisible, un système nerveux passant à travers le champ primordial du vide, l'éther, et rejoignant cette matière d'inox façonnée pour nous aider à apporter la nourriture à notre bouche. Je deviens l'objet, je ne pense qu'à lui, il n’y a plus de pensées ensuite, car l'objet et l'observateur sont devenu Un. L'observateur voit le mouvement dans un futur possible. Ensuite une légère intention me permet de bouger, de faire bouger la cuillère pardon! Le pont a été établi. Je décide de renouveler l'expérience sur les pages d'un livre, Celui-ci n'est pas épais et les caractères sont assez gros. Ouvert, les pages sont parées d'un halo jaune pâle. Le même processus s'enclenche, je visualise cette page, j'observe son angle inférieur gauche se replier doucement en se relevant. J'ai observé le futur désiré, et il se matérialise à l'instant. Un enthousiasme puissant monte alors en moi. Pourquoi ne pas déplacer mon corps ou je le veux sur la planète. J'y pensais il n’y pas si longtemps dans la réalité manifestée de tous les jours, quand je serais plus "léger". C'est alors que je mets en tête de me projeter à Llo où sont actuellement mes parents de pachamama. Toujours dans ce vieil appartement, je ferme les yeux et je porte toute mon attention sur Llo, mes parents, les souvenirs de ce village qui m'habitent. Après un temps que je ne saurais mesurer, j'ouvre les yeux et je me retrouve glissant sur une pente enneigée. Serais-je dans les Pyrénées? Cela a marché? Je referme mes paupières un instant, puis les rouvrent. Je suis derrière une rambarde bleue sur la place du village, Llo. Je regarde au-dessus de moi et je vois mes parents côte à côte, souriants et joyeux. Ils m'observent affectueusement. Leurs traits de visage sont frais et très peu marqués. Leurs chevelures luisantes et brillantes. Je leur donne tout au plus quarante ans à cet instant dans cette autre dimension du monde manifesté. Je me vois dans leurs regards aimants et doux, paisibles. Quel âge porte mon véhicule corporel à cet instant, ici? Autour des cinq ans? J’en parlais hier soir à mon cousin Frédéric, quand nous sommes petit, sans conditionnement, nous avons accès à l’univers en ligne directe. Tout s'arrête. Je réintègre ma dimension, enfin une autre. Suis-je allé rendre visite au Tanguy à ses cinq ans pour lui dire quelque chose? Ou pour qu'il me dise quelque chose? Suis-je en train de me connecter à tous les Tanguy existants et vivants dans toutes ces réalités parallèles et potentielles de l'univers? (cf un précédent rêve ou je me voyais dans un miroir à trente ans) la multidimensionnalité s'offre-t-elle à moi? 

samedi 27 juillet 2019

Toilettes, Trou noir Trou blanc et fenêtre quantique


Mon corps me fait ressentir qu'il doit se délester d'un trop plein de matière organique, qu’il ne peut absorber. Vous voyez ce que je veux dire, l'image. L'envie la pensée la tentation de prendre un magazine automobile pendant ce moment solennel vient et repart aussitôt sans avoir suscité d'engouement. Je ressens le besoin de partager ce moment avec moi même, et pas en compagnie de pensées distractives. Sans les dénigrer. Je m'assois et me dédit totalement à cette naissance, aux odeurs, aux sensations de ma peau retournée. Trou noir, Trou blanc. Ensuite, mon regard se fixe sur cette moquette bleue devant moi, un regard non-local, plein, entier, avec une grande attention, aucun jugement. Deux silhouettes apparaissent alors dans les dégradés de poils synthétiques retournés et autres tâches, deux femmes. Marchant dans la même allure, sont elles ensemble? se connaissent -elles? La scène change, un visage un peu difforme se manifeste, un visage humain c'est sur. Les traits bougent, ce tableau est vivant. De même que la jupe de ces femmes se relève un peu avec le vent. Puis, je vois des ondes sur cette matière plastique bleue. Elles se propagent dans un ballet parfaitement ordonnancé et coordonné.  L'océan, mon amour, c'est toi et tes innombrables filles qui viennent lécher notre monde aérobie. Tes vagues ondulent comme un épiderme se réveillant au contact d'un autre univers. Je suis au-dessus de toi, à plusieurs centaines de mètres je dirais et je t'observe, de la fenêtre quantique de ce lieu de soulagement de la densité de notre incarnation, les toilettes ! Je peux presque sentir ce vent qui t'accompagne, qui te pousse là où tu dois aller. J'ai envie de plonger en toi. D'autres formes naissent à présent, je perçois un relief, des ombres, des dénivelés. Serait ce une étendue montagneuse et boisée? Je voyage au-dessus de cette vie, encore à quelques centaines de mètres, je flotte. Ma fenêtre quantique se referme. Ai je créé dans la matière ? Mon âme m'a t-elle envoyé un message à travers l'écran de cette moquette? Ces scènes se sont enchaînées sans pensée, sans intention consciente de mon esprit. J'ai donné toute mon attention, non locale à cette substance bleue que je foule tous les jours de mes pieds et elle m'a renvoyé la Vie en mouvement. Tout est connecté. Nous sommes UN et indivisible. Un Créateur.

mardi 16 juillet 2019

The Mothman Dance

            

           Nos âmes se sont croisées
               Et elles se sont mélangées, ont virevolté
              Comme deux papillons amoureux
             Sortis de leurs cocons bienheureux
              L’un aventurier et l’autre casanier
          Ils ont traversé ensemble une forêt aux mille dangers
         Ils ont affronté leur peur et leur noirceur
        Pour les transmuter en amour et bonheur
      Tels des alchimistes, trou noir ou trou blanc
     Grâce à ce lien, par-delà l’espace et le temps
          Ils maîtrisent leur destin et le vent
        Ils se posent un instant et se regardent dans les yeux
         Jettent un œil derrière, un regard affectueux
         Et se propulsent devant, tournoyant aile dans aile vers l’infini
             Provoquant et jouant le jeu de la Vie



mercredi 5 juin 2019

L’Amour est la conscience infinie de ce qui est





L’atome est doué d’observation. Pas avec des yeux, ou un nez, ou encore une oreille, une main, sa langue. Il peut interagir avec l’extérieur de lui. Ainsi échanger de l’information électrique ou magnétique avec son environnement direct, ses copains atomes par exemple. Il possède donc une conscience, infinitésimale certes, mais bien réelle. A condition de ne pas être seul dans l’univers. Et cet atome existe parce qu’il est observé par d’autres atomes, d’autres frères. Parce qu’ils interagissent les uns avec les autres, ils génèrent chacun une perception de leur environnement proche et d’eux-mêmes. Yakbhu, entité constituée de milliards de milliards de ces petites billes, existe parce qu’elle est observée en conscience avec attention par cette dame d’un certain âge qui était intriguée que je ramasse des pétales de fleurs sur l’herbe mouillée du jardin des plantes. Cette petite araignée sauteuse aux six yeux que j’aperçois sur mon bureau en verre, a senti ma présence, m’observe et je fais de même, je suis intrigué, je m’intéresse à elle. Comme je l’accepte, je n’en ai pas peur, je prends conscience d’elle et elle de moi. Comment Evarcha arcuata (1), araignée sauteuse de la famille des Salticidae, voit elle le monde avec ses six yeux ? comment me voit-elle ? Cette observation mutuelle est créatrice de nos propres réalités physiques intrinsèques. D’elle naît la conscience, pure, complète. Curiosité, dépassement des peurs et conditionnements, confiance en soi et en la nature sont l’expression de l’Amour. Les atomes imbriqués formant mon corps se lient d’amitié et d’amour grâce à la confiance et la conscience qui m’habite et celle que je reçois de l’extérieur. Plus je me m’accepte tel que je suis, plus je me reconnais, et plus j’ai confiance en moi. Ainsi, cet amour qui est conscience de ce que je suis, renforce ma cohésion mentale, émotionnelle, physique, spirituelle. Plus mon entité se reconnaît elle-même dans sa globalité, et plus son niveau vibratoire et sa conscience s’élèvent. Pourquoi ? car les canaux informationnels entre ces milliards d’atomes fonctionnement à plein régime. De nouveaux apparaissent tous les jours entre et pour des zones oubliées, cachées, bannies par notre conditionnement émotionnel et nos peurs. Les zones d’ombre disparaissent peu à peu, la transmutation s’opère dans le processus d’amour d’EORA(2), la conscience infinie de ce qui est. Que nous soyons un simple atome, une molécule faite d’une imbrication complexe d’atomes, une mitochondrie, une cellule primaire, un organe, un corps physique, un groupe d’humain, une planète, une étoile, une équipe d’étoile et de planètes, une galaxie, un amas de galaxies, nous n’existons que parce que nous sommes observés. Parce que nous échangeons de l’information et de l’énergie avec nos voisins quels qu’ils soient. Nous créons autant de perceptions de la réalité, et donc d’univers, que d’observateurs que nous sommes. Cette superposition d’innombrables perceptions matérialisent dans la densité de notre incarnation nos existences physiques. Plus nous sommes dans l’acceptation, l’observation de nous-même et de ce qui nous entoure, matière inerte, animaux, personnes, émotions, montagne, planète, à l’aide des sens adéquats, plus nous activons notre conscience de ce qui est. Et ainsi la force créatrice de l’Amour peut se répandre dans l’univers. La vie est un processus d'adaptation qui à travers l'amour de ce qui est pousse à developper d'autres sens pour appréhender de mieux en mieux la réalité que nous percevons, jusqu'à ce que cette perception soit parfaite, pure, complète, non flitrée, unique, non contestable. Cela ne sera possible que quand nous serons tous redevenus le Un le Tout. Quand nous aurons transcendé notre dualité. 

(1) Evarcha Arcuata





(2) EORA : Ecouter, Observer, Ressentir, Accepter


vendredi 26 avril 2019

Transmutation: la méditation de la peur



Ma poitrine est oppressée et ma respiration n'est pas déliée et sereine. Encore la peur. je l'invite à venir méditer avec moi. Les yeux fermés, elle est là, présente mais sage, disciplinée. Elle ne me quitte pas, je l'observe. Puis, je décide de la nourrir en énergie. Une scène de souffrance émotionnelle à travers la culpabilité apparaît. Je l'ai choisi. Je suis avec mon père. Je suis petit. Son silence et sa distance me tétanise. J'ai oublié quelque chose? J'ai fait une bêtise? Je me sens bloqué, annihilé, suspendu à un mot qui sortirait de sa bouche, un sourire qui illuminerait son visage. Mais non rien, un vide géant nous sépare, je l'ai créé. Anne-Sophie, je revois ses messages textes récents, je me remémore nos derniers échanges téléphoniques. Ils transpirent la distance, est ce mon interprétation? probablement. une chose que je ne veux pas accepter? certainement. Cela me crispe. La créature/créateur que je suis a donc nourri le monstre qui l'habite, l'a fait renaitre. Je perds pied, la panique s'empare de mon esprit et envoie ses stigmates sur mon corps. Mes yeux se révulsent presque, ma cage thoracique explose, ma respiration s'accélère. La peur, sans pensées, brute et puissante, prend le contrôle de mon entité entière. Je sens que je lâche prise, je ne maîtrise plus rien, je n’ai plus le contrôle, je chute. Le vide, la Fin...Je m'abandonne à elle, à moi...Je la laisse faire, je suis toujours en vie. Puis, elle laisse sa place instantanément à une joie et un sourire sur mes zygomatiques. Des larmes coulent. Comment est-ce possible? La transmutation? La fusion enfin réalisée entre mon Ying et mon Yang? entre mon ombre et ma lumière? ma respiration et mon inspiration? L’équilibre est atteint ? l’alignement avec la Source ? Ai-je effacé mon conditionnement et toutes ses croyances en une fraction de seconde ? une onde d'amour se répand en moi envers mon père et Anne-Sophie. Mon sourire s’élargit. Plus je les visualise et plus mon amour est vivace et puissant. Je perçois la réflexivité de cet amour, son origine. C'est l'amour que j'ai pour Yakbhu. J'éprouve alors de la compassion pour Papa et Anne-Sophie, par réflexivité pour mon être. J’ai réalisé le miroir de mon être et de mon karma avec ces deux entités magnifiques. Je ne suis coupable de rien vis à vis d'eux, si ce n'est juste de leur envoyer de la peur quand je n'accepte pas la mienne. De nourrir leurs monstres à eux. Ils n'y sont pour rien. je les aime.
De mon ombre, ma peur, est née la lumière, la joie. Je n'ai plus besoin d'aller chercher l'une ou l'autre à l'extérieur de moi, chez les autres humains par exemple. Elles s'harmonisent en moi. La maitrise de ma destinée devient palpable et atteignable. L'acceptation de ce don fait aux hommes qu'est le Libre Arbitre est à portée. Ma dualité a été transcendée. Je peux maintenant m'assoir à leurs cotés et leur donner mon amour sans distinction puisqu'elles sont Une, indivisibles.

« A celui qui a acquis la lumière à partir de son ombre, on donnera une lumière plus grande » (extrait de la Bible).